2022
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Œuvre d’art monumental « Les points d’eau »

Du 14.07.2022 au 31.12.2024

Département du Territoire de Belfort

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Galerie Robet Dantec

« Les points d’eau » font référence à un événement marquant de la Première Guerre Mondiale : le bombardement de Belfort par le grand canon de Zillisheim. Ce harcèlement militaire a donné lieu à 41 impacts d’obus dans le Territoire de Belfort, impacts qui ont été référencés sur une carte par un militaire français en 1920. La carte est conservée aux Archives départementales qui possèdent également des témoignages d’habitants de cette période.

L’artiste Raphaël Galley a imaginé un parcours artistique qui relie chaque impact d’obus. A l’endroit même où sont tombés les obus du grand canon, il installe une borne sculptée en grès rose des Vosges et en chêne d’environ 1,20 m de haut, au sommet de laquelle est creusée une vasque qui rappelle le cratère généré par la chute de l’obus.

Les sculptures sont à la fois des objets de mémoire, mais également des marqueurs pour le futur : dans chaque vasque pourront s’abreuver et se baigner différentes espèces d’oiseaux et animaux dès que la pluie les remplira, comme faisaient les militaires français de l’époque qui faisaient leur toilettes dans les cratères d’obus remplis d’eau. L’été, la population est également invitée à remplir les vasques.

Les bornes sont également un marqueur du paysage et un prétexte à la déambulation urbaine et champêtre: les obus sont tombés aussi bien sur la ville quand dans les champs. Chaque promeneur qui entreprendra de faire le parcours artistique sera invité à découvrir à la fois le paysage et l’histoire du Territoire.
Sur chaque borne est en effet gravé un QR Code qui permet aux visiteurs de consulter directement sur son smartphone (même hors connexion internet) grâce à une application dédiée , différents documents provenant des Archives Départementales (Photos, cartes, articles de presse, témoignages écrits…), mais également la carte de l’implantation des 41, les points d’intérêts liés à la faune ou la flore, oui encore le travail de l’artiste Raphaël Galley…

 

Militaires français dans un cratère d’obus (Photo Archives départementales)

Une tradition d’art monumental

La création des « points d’eau » s’appuie également sur l’une des caractéristiques emblématiques du Territoire de Belfort : le Lion de l’artiste français Auguste Bartholdi, la première oeuvre d’art monumentale du Territoire de Belfort installée sur les contreforts de la forteresse de Vauban pour signifier le courage et la vaillance des habitants de la ville et du département.

Dans la lignée du Lion de Bartholdi, de nouvelles oeuvres d’art sont venues enrichir le patrimoine artistique monumental du département : la fresque d’Ernest Pignon-Ernest à Belfort, l’un des plus grands artistes français actuels, Le Pont de l’artiste américain Oscar Tuazon qui rend hommage aux Commandos d’Afrique et de Provence, le Monument des Démineurs au Ballon d’Alsace, le
monument aux morts d’Auxelles-Haut de l’artiste Ilhem Ellouze.
« Les 41 » de Raphaël Galley viennent poursuivre cette tradition emblématique qui fait l’identité du Territoire de Belfort

A propos de l’artiste Raphaël Galley

Raphaël Galley est designer, mais aussi plasticien, photographe, menuisier… Pour lui, le choix est clair, les frontières tant physiques qu’idéologiques n’ont pas lieu d’être. L’artiste fait appel à des logiques de constructions et/ ou de fabrication. Le plus souvent, il élabore son vocabulaire à partir d’une base empruntée aux jeux pour enfants, en ajoutant les techniques et des savoirs acquis lors de ses expériences en milieu industriel ou artisanal.

Le poids et la forme des propositions de Raphaël Galley sont toujours déterminés par le rapport au corps. Les éléments doivent toujours pouvoir s’agencer en fonction de la capacité physique des personnes amenées à les manipuler, comme avec « Stère » installée sur la terrasse du Musée d’Art et d’Histoire de Clamecy (58) et utilisée aussi bien par un groupe de retraités cyclotouristes de passage que par les jeunes Skateboardeurs de la ville.

La participation des personnes s’opère également sous un angle ludique et sans jamais instrumentaliser l’utilisateur. Raphaël Galley s’inscrit dans une démarche de développement durable, en utilisant systématiquement des matériaux naturels ou recyclés : bois, pierre, caoutchouc, feutre, céramique, balles ou encore bâches de camions destinées au rebut…
Il appréhende les formes et les matières comme une possibilité de ré-accord avec notre environnement, qu’il soit naturel ou urbain, en partant d’un signe (visuel ou physique) qui surprend et interroge.

Raphaël Galley est né le 23 octobre 1976. Il est diplômé de l’Ecole Nationale Supérieure d’Art de Dijon avec les félicitations du Jury (2001)
Depuis 2007 , il est coordinateur pédagogique et chargé de cours volume/espace/design, pour la classe préparatoire aux concours des écoles supérieures d’art et design, Ecole d’art de Belfort G Jacot (membre de l’APPEA).

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